Eric Mall, révélateur de joie et de nature

Parfois, oser parler du projet qui nous tient à coeur permet de faire de belles rencontres sans même qu’on s’y attende! Ce fut le cas avec Eric MALL, révélateur de joie et nature en Alsace -Vosges du Nord, vidéaste amateur passionné de son territoire! Merci à l’office de tourisme de La Petite Pierre d’avoir réalisé la connexion!

Depuis déjà quelques années, ce vidéaste en Alsace offre avec poésie des reportages nature mettant en scène la faune et la flore telles qu’elles s’offrent à nous si on prend le temps d’apprécier. Il va également à la rencontre de personnalités pleines de talent et de vie: des créateurs comme Didier le potier ou encore Justine, cueilleuse de plantes et créatrice de tisanes emplies de bienfaits. 
Envie de plonger au coeur du territoire des Vosges du Nord à travers le regard d’Eric? Suivez-nous, par ici la lecture! 

QUI EST ERIC MALL ?

Toujours difficile de dire qui on est. Je me définis comme quelqu’un qui est passionné, amoureux de la nature et de la vie en général. Tout ce que je fais dans ma vie, c’est un prétexte à rencontrer l’autre. Et quand je dis “l’autre”, cela peut aussi être un endroit. Parce que trouver un bel endroit, qui nous inspire, c’est aussi une belle rencontre. Oui, je suis un passionné d’images, qui aime aller à la rencontre des autres.

CAPTER DES IMAGES FAIT DU BIEN A L’ÂME, MAIS D’OU VIENT CET ATTRAIT POUR LA NATURE ET LE PAYSAGE? 

Depuis tout petit, je suis très observateur. Quand je fais une randonnée ou un tour à vélo, je m’arrête assez souvent à différents endroits. Du coup, j’y vais souvent seul parce que sinon c’est insupportable pour les autres (rires).
J’observe des insectes, les nuages, j’ai toujours ma tasse de thé avec moi et je regarde. Plus je regarde et plus j’ai envie de regarder… Plus j’ai de l’amour pour ce qui m’entoure.
Cela peut paraître un peu niais mais c’est vraiment ce que je ressens. C’est quelque chose de très chouette et comme j’éprouve des émotions assez fortes, j’ai ce besoin de le partager.

A PARTIR DE QUAND EST NEE L’IDEE DE CES REPORTAGES NATURE EN ALSACE ? 

J’ai tout de suite aimé le numérique. Dans les années 2000, tout devenait facile pour monter, mettre du son… En 2003, peu de monde avait des Macintosh, cela m’a plu. J’ai commencé à filmer des fêtes de famille, nos vacances etc… et juste avant le covid, j’ai fait une randonnée. J’étais frustré de devoir attendre les vacances pour pouvoir filmer. C’était trop rare, trop long. A ce moment là, j’ai eu l’idée d’aller à la rencontre de lieux et de personnes inspirantes.
J’avais tout de suite des personnes en tête, dont le restaurant Un Air de Campagne (premier épisode). Je me suis dis que si ça fonctionnait avec lui, si cela plaisait, je continuerai. Depuis, les épisodes deviennent de plus en plus longs, les gens ont de plus en plus de choses à me dire aussi.

COMMENT TROUVES-TU TES SUJETS,
NOTAMMENT DANS LES VOSGES DU NORD?

Pour la première vidéo, je savais ce que je voulais faire. Pour la seconde, la personne ne s’est pas sentie légitime. Mais étonnamment, chaque rencontre me laisse une porte ouverte, presque systématiquement sur autre chose. Soit c’est la personne qui va me l’apporter, soit le sujet vient à moi “presque tout seul”. Je reste attentif à ce qu’il y a autour de moi, je cherche vraiment la rencontre, la connexion, avec le lieu ou la personne.  
Parfois, ce sont des musiques que j’entends et qui m’inspirent un sujet à y associer. Je regarde aussi le magazine Zut !, je trouvais les premiers très inspirants. Tout me nourris, même les podcasts que j’écoute. Alors les sujets viennent.

UNE ANECDOTE A RACONTER PENDANT UN TOURNAGE ? UNE RENCONTRE AVEC UN ARTISAN? 

Un des tournages les plus marquants, c’est l’épisode avec Justine, “Les Cueillettes du Hönigsberg”. C’est une jeune femme qui habite dans une roulotte en bois. Elle a fait des études de géomètre, et à la fin, celles-ci n’avaient plus de sens pour elle. Elle est partie, avec son vélo, en Nouvelle-Zélande, en Australie et en Asie plus globalement. Elle a fait des rencontres, qui lui montraient qu’on pouvait vivre autrement que la manière dont notre société nous enjoint à le faire. Lorsqu’elle est revenue en France, sa grand-mère venait de décéder et elle a hérité d’un terrain, aménagé en plateaux, entouré d’arbres centenaires.
En arrivant là-bas, j’ai ressenti une vie comme rarement ailleurs. Les oiseaux gazouillaient partout, des hérissons jouaient ensemble, des libellules volaient, même un serpent est passé et je ne parle pas d’un orvet! … plein de sons, plein de vie, comme un jardin d’Eden. Cette image m’a beaucoup marqué ! C’est mon épisode préféré, avec celui de Didier Fritz le potier de La Petite-Pierre, car c’est ce qui se rapproche le plus de ce que j’avais en tête, lorsque je me suis lancé.

COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL POUR REALISER UN EPISODE DE REPORTAGE NATURE DANS SA GLOBALITE?

Il faut compter une trentaine d’heures, au moins. Pour Justine par exemple, j’ai passé deux jours complets avec elle pour pouvoir tout filmer. Au début, je restais deux heures et ensuite je partais. Mais plus ça avance, plus les plans doivent être pris en plusieurs fois, et donc pas le même jour.
Pour garder un œil neuf, de l’énergie, le plaisir de tourner. Il faut acquérir une certaine confiance avec les personnes. Au départ, on discute simplement ensemble, on créé une connexion entre nous, caméra éteinte, et puis tout doucement on y va.

ON PEUT APPRECIER DES PLANS FAITS PAR DRONE DANS TES REPORTAGES NATURE, EST-CE FAIT-MAISON? 

Aujourd’hui, le pilotage de drone c’est assez simple, ce sont des caméras volantes. Tout dépend du drone et de la législation. Le mien a l’avantage d’être petit, je peux l’emmener facilement avec moi. En revanche, comme je recherche une certaine qualité d’image, il est à la limite de ce que j’accepte. Ce qui est important, c’est de varier les plans, tout en trouvant le bon équilibre et ne pas trop en mettre, pour ne pas s’ennuyer pendant le visionnage.

TON CONTENU EST DE GRANDE QUALITE, POURTANT DES VIDEOS MOINS PERTINENTES SONT PLUS REGARDEES SUR LA TOILE…

De manière générale, je n’ai pas un grand taux de visionnage mais je suis souvent entre 3000 et 5000 vues sur Facebook avec la possibilité d’échanger avec les gens ensuite. Je favorise vraiment cette plateforme pour cela. Sur Youtube, c’est moindre, mais c’est plus facile à partager pour l’envoyer à quelqu’un.
C’est quelque chose que je fais avant tout pour moi, ça nourrit mon âme. Un peu comme un musicien qui aurait besoin de jouer de la musique. Moi j’ai besoin de capter des images, et si après ça plaît, alors tant mieux! C’est toujours mieux de toucher plus de personnes mais je ne veux pas en faire mon métier, gagner de l’argent avec. Je suis à contre-pied des publics cible sur des plateformes comme Tiktok: je filme avec un rythme très lent, mes images sont plutôt contemplatives, je m’intéresse à des personnes dont les talents ne sont pas appréciés à la juste valeur ou ne sont pas très visibles.

FUJIFILM XT-4, QUEL INTERET DE FILMER AVEC CET EQUIPEMENT PAR RAPPORT A D’AUTRES REFLEX? 

Cela me fait tellement plaisir que tu me poses cette question ! Aujourd’hui, le marché est principalement dominé par Canon, Nikon et Sony. J’ai choisi Fuji en revendant tout mon ancien matériel, parce qu’il y a cette sensibilité aux couleurs (directement en sortie de boîtier), qui ne sont pas retravaillées après.
Avec cette marque, tu peux choisir le type de pellicule que tu souhaites, avec énormément de caractères : certaines sont mieux pour le paysage, pour le détail de nature ou pour d’autres types de photos … Ce qui en fait un très grand atout. L’autre avantage, c’est “la dynamique”: les noirs sont très profonds, et lorsqu’il y a beaucoup de lumière, c’est très éclairé. Le contraste est saisissant! 
La dernière raison pour laquelle j’ai choisi cet appareil, c’est que tout y est mécanique. Il y a beaucoup de molettes, ça peut faire peur au départ mais c’est simple d’utilisation. C’est très qualitatif, avec des matières nobles. Ces appareils photo Fuji ont une âme, et ça te donne envie de créer du contenu. Je ressentais pas du tout la même chose avec des appareils Sony. 
Le XT-4 se trouve maintenant à 1200€, mais il n’est plus fabriqué. Sinon le XT-5 s’achète encore autour de 1690€ sans objectif. Le XT-50 a les mêmes capacités, et est un peu moins cher. Mais le plus important ce sont les optiques. J’en utilise plusieurs différentes dans mes reportages nature. Tout dépend du niveau d’exigence qu’on recherche pour capter les images. 
Pour débuter, les Sony sont bien plus faciles, c’est du « plug-in-play », avec des préréglages. Sinon, pour filmer avec un Iphone, à partir du 10, cela filme très très bien ! Quitte à améliorer par la suite…
Mais tu sais, ce qu’il y a de plus important, ce n’est pas l’image, c’est le son. Si l’image est juste correcte, et que tu as un son génial, les gens vont regarder et apprécier, même pour un vidéaste amateur. L’inverse est insupportable.

COMMENT REALISER LA PRISE DE SON, CETTE VOIX-OFF DE LA NATURE ?

Je me suis créé une boîte à outils de sons: soit avec mon téléphone soit avec des micros (DJI en micro-cravate, comme la marque du drone, fonctionnant en bluetooth). Il y a donc celui de la caméra et j’ai toujours un micro sur moi que je laisse ouvert et j’utilise ce son. S’il manque un peu de son quand je filme, j’en rajoute un peu au montage en puisant dans ma boîte à outils.
Lorsque je vais filmer, je prends aussi un temps pour ne faire que des prises de son. Il n’est pas rare que sur mon montage, tu puisses voir six ou sept pistes de son!
Lors du montage, pour faire une transition douce entre les plans, le truc c’est de commencer le son du plan d’après à la vignette précédente, tout doucement. Tout se fait naturellement, pour accrocher l’attention par le son avant l’image.

PAJU, une veritable source d’inspiration

Tim & Time: « Les reportages de Passe-Moi les Jumelles, diffusés à la Radio Télévision Suisse (RTS), sont une véritable source d’inspiration. Ils résument eux-mêmes l’objectif à atteindre : « Contre la tyrannie du quotidien, bien loin de l’agitation effrénée de la Toile, Paju se contente de prendre l’air du temps. Et quel luxe ! Se recentrer sur l’essentiel, privilégier la rencontre, prendre le pouls de la nature et du silence, pour renouer avec les délices de la lenteur ! Comme une sorte d’antidote à la frénésie du monde moderne… » Et c’est clairement cette envie, qui relie Eric Mall a ses reportages. C’est également ce qui le relie au projet en développement de ce site internet: vous emmenez dans la poésie de l’Alsace, à travers sa Nature et ses habitants passionnés et créatifs, par des reportages en vidéo, en texte ou en dessin.
Eric: « C’est ça. PAJU, on a l’impression d’être dedans, avec la personne qui est interviewée. Il n’y pas de mise en valeur excessive des animateurs. Ils aiment la nature, et le principe du reportage, là où l’émission « Echappées Belles » est plutôt du journalisme. Cela existe depuis très longtemps, ils produisent toujours des épisodes régulièrement. »
Tim & Time: « Oui, même si la génération des scénaristes a changé. J’ai l’impression qu’ils tendent maintenant vers plus de séquences avec de l’action. Il y a moins de temps pris pour la lenteur… »
Eric: « Pour en produire soi-même, le secret, c’est de filmer beaucoup, et de faire des plans très courts. De manière que ce soit rythmé, que les personnes aient envie de regarder jusqu’au bout. Je te conseille de ne pas réaliser de longue durée au départ, le temps de prendre confiance. Lors du montage, à partir du moment où tu t’ennuies ne serait-ce qu’une seconde ou deux, c’est là qu’il faut couper, changer de plan! En février, je filme très peu, les couleurs et la nature sont pauvres, on obtient difficilement de belles images. Mais au printemps, cela va pouvoir reprendre, avec la nature qui se réveille. »

PROPOSER DES “MOMENTS A PART”, AVEC LES HABITANTS OU DES TOURISTES EN VISITE, EST-CE QUE CELA TE PLAIRAIT ?

Pourquoi pas!
Créer des mini-films de quelques minutes, capter du son et de l’image le temps de quelques heures en forêt ou dans la partie ancienne de la ville, et prodiguer mes conseils, en association avec l’Office de La Petite Pierre.

Merci Eric pour ces conseils et ces belles idées à développer, tu es véritablement un révélateur de joie et de nature! 
Nous espérons les mettre en pratique avec ce printemps qui est désormais là! Il y a tant à regarder avec la nature en Alsace, et tous les artisans locaux qui exposent! Vous pouvez d’ailleurs les retrouver tous, au fur et à mesure de nos rencontres, dans notre rubrique thématique « Lumière sur les Artistes et Artisans » sur notre site internet.
Pour aller plus loin, retrouvez également tous les reportages et les publications d’Eric Mall sur son profil Facebook ou sa chaîne Youtube: L »Alsace Autrement »! 
 

Disclaimer: Quelques erreurs ou approximations peuvent se glisser dans cet article. Sentez-vous libre de le compléter en apportant vos corrections en commentaire. Merci!

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Marmoutier: Randonnée entre vergers, forêt et patrimoine

DESCRIPTION DE L’ITINERAIRE entre vergers, forêt Et pATRIMOINE

Nous vous proposons aujourd’hui un itinéraire pour randonneurs, qui démarre dans le centre ancien de Marmoutier, au devant de l’hébergement que nous proposons sur ce site, à proximité immédiate de l’abbatiale. Cet itinéraire vous fera serpenter dans les plus anciens faubourgs de la ville pour rejoindre les vergers puis la forêt. Sur votre parcours, représentant une boucle, vous aurez l’occasion de découvrir la Chapelle du Sindelsberg et une autre curiosité, la croix de Rasten.
Retrouvez plus de propositions comme celle-ci, Marmoutier: randonnée entre vergers forêt et patrimoine, y compris des itinéraires cyclo dans la catégorie Nature et Découvertes en cliquant directement ici.

 
RANDONNEE PEDESTRE

Distance totale :
Environ 7 kilomètres – Boucle

Durée estimée :
1 heures 30

Niveau de difficulté :
Facile – les chemins de vergers et de forêt ne sont pas accessibles en poussette

Dénivelé :
120 mètres

Altitudes :
de 220m à 330m

 

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ITINÉRAIRE PROPOSÉ

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Une fois la fontaine atteinte, vous pouvez admirer l’architecture alsacienne typique, avec ses maisons à colombages. Arpentez ce quartier en suivant notre itinéraire pour sortir progressivement de la ville en direction des vergers.
La randonnée pedestre que nous vous proposons est facilement accessible à tous, mais certains chemins de forêt ne pourront convenir à l’usage d’une poussette.

Centre ville patrimonial : le coeur de Marmoutier

? Quoi de mieux pour démarrer cet article « Marmoutier: randonnée entre vergers forêt et patrimoine » que de vous faire partir de l’hébergement que nous vous proposons, rue du Couvent à Marmoutier? Sillonnez le centre historique de la ville en longeant l’abbatiale. Remarquez les différents motifs sculptés dans la pierre, sur chacune des façades! Les immeubles environnants ont eux aussi des particularités architecturales extrêmement intéressantes. L’ensemble proche de l’église, consistaient en des bâtiments conventuels. Consultez notre site et le panneautage sur place pour en savoir plus.

L’itinéraire vous fera bien vite prendre un peu d’altitude. Vous pourrez alors profiter d’un magnifique panorama sur la ville et ses alentours. L’abbatiale vous saluera de loin, vous permettant d’apprécier le chemin déjà parcouru.
Longez ces espaces champêtres très ouverts jusqu’à rejoindre la forêt qui vous attend pour la prochaine étape.

Les vergers de Marmoutier, superbes points de vue

Au sortir de la ville bâtie, vous pénétrez dans une ceinture de champs et de vergers. Observez bien le paysage, car  à l’orée du bois, vous croiserez peut-être le regard d’un chevreuil ou d’une biche. En parcourant ces vergers en été, vous aurez d’autant plus de plaisir à glaner quelques petits fruits comme une quetsche par exemple.

Cette croix rurale en grès honore la mémoire d’un bûcheron victime d’un accident mortel. En 1939, elle fût renversée par un char qui manoeuvrait dans ce secteur du Tannenwald. Le colonel Charles de Gaulle, commandant du 507° régiment de chars, promit de la faire redresser. Le crucifix, trop abîmé, a été remplacé par du fer forgé, aux frais de l’armée française.
Un petit peu plus loin, le panneautage vous invite à rechercher une pierre gravée, rendant hommage à un voyageur dénommé Singrist. Si vous la trouverez, envoyez-nous une photo 🙂

La Croix de Rasten, sur votre chemin

Si votre randonnée se déroule par un chaud soleil d’été, comme nous, vous serez sans doute impatients d’arriver en forêt. Celle-ci vous accueillera en son sein, avec toute la fraîcheur qu’on peut attendre durant cette saison.
Lors de notre passage, le chemin était assez cabossé par le passage d’engins forestiers. Vous aurez parfois à marcher légèrement sur le côté pour un déplacement plus aisé sur ce tronçon.
En suivant l’itinéraire, et avant de changer d’orientation, vous arriverez au second point d’intérêt que nous vous proposons de découvrir: la Croix de Rasten.

Direction la Chapelle du Sindelsberg

Une fois cette halte historique et pittoresque faite, dirigez vous, suivant l’itinéraire, vers la Chapelle du Sindelsberg. Celle-ci se situe encore un peu loin de vous. Vous passerez d’abord par les bâtiments de Air&Vie. Cet établissement solidaire est géré par Caritas Alsace. Sa position dominante offre de beaux points sur Marmoutier.
Une fois cet établissement longé, en redescendant la pente, vous vous approcherez de plus en plus nettement de cette chapelle.

Entre Air et Vie et la chapelle, prenez le temps d’admirer les Cormiers ou Sorbiers Domestiques, ces arbres sont de vrais symboles à Marmoutier. Pouvant atteindre jusqu’à 20m de haut, ils ont une longévité possible de 250 ans. Son fruit, la corme, mûrit en octobre.
Vous voici enfin arrivé à la Chapelle du Sindelsberg. Son nom fait écho (selon la légende) au disciple de Léobard, fondateur au VI° siècle du couvent de Marmoutier. La Chapelle est consacrée en 1137, ravagée plus tard et reconstruite partiellement (nef) en 1584. Ce sanctuaire est voué au culte de Saint-Blaise.

Déjà l’heure de redescendre…

Votre visite du site et de son panorama terminé, prenez la direction des maisonnées et redescendez la colline. La chapelle du Sindelsberg restera encore bien visible. Le centre-ville de Marmoutier est désormais très proche, en longeant le chemin de fer.
La fontaine du centre ancien pourra vous rafraîchir avant de finir votre parcours: le contournement des bâtiments conventuels, avec quelques détails architecturaux conservés au niveau des jardins de l’ancien cloître. 
Dites-nous dans les commentaires ce que vous aurez pensé de cette jolie balade « Marmoutier: randonnée entre vergers forêt et patrimoine »!

Points d’intérêt

 L’abbatiale et le centre ville patrimonial de Marmoutier – C’est un endroit au patrimoine exceptionnel, plongez tout de suite dans l’univers Alsacien et admirez les élèments architecturaux!
La Croix de Rasten – Un hommage à un bûcheron, malmené par un char de l’armée française et reconstruite sur la promesse de Charles De Gaulle.
La Chapelle du Sindelsberg – Avec son point de vue dégagé sur la ville, à une hauteur de 270m.

CONSEILS PRATIQUES

Équipement recommandé : Chaussures de randonnée robustes, vêtements adaptés aux changements météorologiques, chapeau, et suffisamment d’eau. 

Sécurité : Restez sur les sentiers balisés pour éviter de vous perdre et respectez la nature en ne laissant aucune trace de votre passage. 

Meilleur moment : Le printemps et l’automne offrent les conditions météorologiques les plus agréables et les paysages les plus pittoresques. 

Respect des sites historiques : Il est important de ne pas grimper sur les structures ou de les endommager de quelque manière que ce soit. 

Disclaimer: Les itinéraires et informations présentés dans cet article sont basés sur les données des cartes IGN ainsi que sur nos propres expériences réalisées lors de nos balades. Bien que nous nous efforcions de fournir des informations précises et à jour, les conditions des sentiers, la météo et le paysage peuvent varier et influencer la réalité du terrain. En conséquence, toutes les informations fournies ici sont à titre indicatif et doivent être utilisées comme un guide général. Nous encourageons tous les randonneurs et cyclotouristes à préparer soigneusement leurs excursions, à vérifier les conditions locales avant de partir et à toujours parcourir le territoire en respectant les normes de sécurité et de respect de l’environnement. 

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La musique Alsacienne: l’écho des traditions

La musique Alsacienne: l’écho des traditions de la Blasmusik et de la Volksmusik, influencées par la légende de Slavko Avsenik.

Hier soir, nous avons assisté au concert de l’Alsatia d’Alteckendorf, à Ettendorf. Plus de 560 personnes étaient présentes à cet événement et c’est grâce au journal local, les DNA, que nous en avons eu l’information. Il nous paraissait essentiel de nous exprimer ici, sur la musique alsacienne: l’écho des traditions.
Dans le pur style « Egerländer », la formation musicale a décliné pendant plus d’une heure et demie des rythmes entraînants grâce à tous les instruments à vent présents, de la clarinette au tuba, accompagnés d’une batterie et deux chanteurs. Le programme était arrangé par leur chef d’orchestre Freddy Weber.
Des blagues alsaciennes ont ponctué chaque morceau, éléments indissociables de ce type de soirée.

En seconde partie, ont pris place les musiciens du groupe « Riedtaler », formé en 2015 et surnommés les « Oberkrain aus dem Elsass ». Un voyage immédiat en direction de la Slovénie, contrée de la légende Slavko Avsenik, avec des morceaux connus comme Trompetten-Echos et d’autres.
A six, ils ont entraîné le public dans les compositions joyeuses et mélodieuses avec, comme instruments de tête: la clarinette et l’accordéon. De quoi ravire un des spectateurs majoritairement retraités mais dont la relève, plus jeune, était présente en nombre cette fois.
Profitons de cette occasion pour explorer le lien particulier qui unit la musique traditionnelle alsacienne et celle de l’Europe de l’Est (Autriche, Slovénie…).

ECHO DES TRADITIONS: ORIGINES DE LA BLASMUSIK ET DE LA VOLKSMUSIK

Prononcez comme ici, « Bloosmusik ». L’Alsace est toute l’année parsemée d’événements musicaux de ce répertoire, grâce notamment aux fanfares de villages. Patrimoine musical ancien, (l’Alsatia fêtera ses 100 ans en 2025), il n’en demeure pas moins fragile par manque de renouvellement (ou de vocation?) des musiciens bénévoles qui composent les fanfares encore en place.
L’avènement de la musique « pop commune » et de tous ses canaux de diffusion mainstream a également porté atteinte à la continuité d’un tel engagement musical. En 2024, par chance et pour notre plus grand bonheur, cet art survit encore.
DEUX REPERTOIRES LIES
La musique Alsacienne, l’écho des traditions, s’exprime à travers deux répertoires musicaux liés: la Blasmusik, ou musique de fanfare, et la Volksmusik, ou musique folklorique, sont des genres profondément enracinés dans les traditions culturelles européennes. La Blasmusik est traditionnellement jouée par des cuivres et des bois, accompagnée souvent de percussions, et est associée à diverses festivités et cérémonies en Europe centrale et occidentale. Historiquement, elle servait tant à des fins civiles que militaires, animant les marchés, les fêtes de village et les parades. Parallèlement, la Volksmusik englobe une variété de styles musicaux folkloriques joués traditionnellement par les communautés locales pour célébrer leur héritage culturel, souvent caractérisés par l’utilisation d’instruments tels que l’accordéon, le violon et divers types de flûtes et de cordes pincées.
INFLUENCE D’EUROPE DE L’EST
L’influence de l’Europe de l’Est sur la Blasmusik et la Volksmusik peut être vue dans l’intégration d’échelles musicales et d’instruments spécifiques à cette région. Les musiques folkloriques d’Europe de l’Est, souvent rythmées et mélodiques, ont enrichi la palette sonore de la Volksmusik avec des modes mélodiques comme la gamme phrygienne, donnant à la musique une tonalité à la fois exotique et nostalgique. Des groupes comme ceux de Slavko Avsenik ont popularisé des arrangements qui fusionnent ces éléments est-européens avec les styles de fanfare plus traditionnels d’Europe centrale, créant ainsi un genre hybride qui a gagné en popularité bien au-delà de leurs frontières originelles. Cette symbiose musicale a non seulement revitalisé des traditions locales, mais a également servi de pont culturel, rapprochant les communautés à travers les frontières européennes.

IMPACT SUR LA MUSIQUE ALSACIENNE: L’HERITAGE DE SLAVKO AVSENIK

Slavko Avsenik, né en 1929 en Slovénie, est un musicien et compositeur dont les œuvres ont profondément marqué la musique folklorique en Europe. Avec son frère Vilko, il a formé le légendaire ensemble « Slavko Avsenik und seine Original Oberkrainer », qui a redéfini le paysage de la musique populaire alpine après la Seconde Guerre mondiale. Leur style, souvent appelé « Oberkrainer » (venant de la région de Slovénie d’où il est issu), est devenu synonyme de l’accordéon et de l’ensemble de cuivres dans la musique folk.
Leurs compositions, caractérisées par des mélodies entraînantes et joyeuses, ont trouvé un large écho dans de nombreux pays européens, y compris en Alsace, où la tradition de la musique de fanfare et de la Volksmusik est fortement ancrée. Le mélange d’instruments traditionnels comme l’accordéon, la clarinette, et la trompette, combiné à des rythmes dynamiques, a influencé de manière significative les répertoires des groupes locaux.
Les œuvres d’Avsenik ont encouragé une revitalisation de la musique traditionnelle en Alsace, en permettant aux musiciens locaux de découvrir et d’adopter des influences internationales tout en préservant leurs racines culturelles uniques. L’impact d’Avsenik se ressent dans les événements et festivals locaux, où ses compositions sont fréquemment jouées et appréciées par un public de tous âges. Cette fusion de la musique traditionnelle alsacienne avec les influences d’Avsenik refléte la nature cosmopolite de l’Alsace en tant que carrefour culturel européen.

LA MUSIQUE, VITALE DANS L’IDENTITE ALSACIENNE

La musique, dans toute sa diversité et son expressivité, joue un rôle vital dans la préservation de l’identité culturelle alsacienne, offrant un rempart vibrant contre les forces homogénéisantes de la mondialisation. En Alsace, la musique ne se contente pas de divertir ; elle sert de fil conducteur qui relie le passé au présent, permettant aux traditions de perdurer et de se transmettre de génération en génération. Les rythmes et mélodies distincts de régions comme la Slovénie, grâce à des compositeurs emblématiques tels que Slavko Avsenik, ont enrichi le répertoire alsacien, stimulant un échange culturel qui renforce la communauté et l’identité régionales. Ainsi, la musique agit comme un puissant vecteur d’échange culturel, non seulement en préservant les traditions locales mais aussi en les faisant évoluer, assurant leur pertinence et leur résonance continue dans un monde en rapide mutation. Retrouvez plus d’articles sur la culture alsacienne ici.

POUR EN ECOUTER ENCORE PLUS…

Disclaimer: Quelques erreurs ou approximations peuvent se glisser dans cet article. Sentez-vous libre de le compléter en apportant vos corrections en commentaire. Merci!

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Ancien Moulin de Volksberg – Tour cyclo

DESCRIPTION DE L’ITINERAIRE

Nous vous proposons aujourd’hui un itinéraire pour cyclotouristes passant devant l’ancien Moulin de Volksberg. L’itinéraire commence au parking de l’église à Zittersheim. Cet article fait partie de la catégorie Nature et Découvertes que vous pouvez retrouver ici.

 
CYCLO

Distance totale :
Environ 35 kilomètres – Boucle

Durée estimée :
2 heures 45

Niveau de difficulté :
Moyen – VTT ou vélo capable d’aller en forêt sur terrains divers recommandé.

Dénivelé :
570 mètres

Altitudes :
de 240m à 410m

 

TELECHARGEZ L’ITINERAIRE SUR VOTRE GPS (mode OFFLINE)

Vous n’avez pas de GPS fonctionnant hors réseau? Vous pouvez en acquérir un ici (lien vers Amazon).

Retrouvez l’itinéraire sur votre appli Komoot

ITINÉRAIRE PROPOSÉ

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Point de vue depuis Volksberg

Au départ de la place de l’église à Zittersheim, suivez l’itinéraire en longeant la route des étangs, cette partie du village est invisible depuis la route mais extrêmement jolie et facilement cyclable.
Puis remontez sur Puberg par le chemin forestier précisé dans l’itinéraire. Cette partie boisée sera bien plus agréable à passer avec un vélo de type VTT ou éléctrique adapté à tous les terrains pour absorber les bosses et les cailloux sur le chemin. Une pente certaine vous attend mais elle n’est pas insurmontable pour un niveau sportif moyen.
A l’issue du chemin forestier, empruntez la route en direction de Puberg, et montez le col jusqu’à votre arrivée à Volksberg. Sur votre gauche, un chemin forestier vous mènera à un point de vue dégagé sur les champs et le paysage lointain de l’Alsace Bossue, du Massif des Vosges et du plateau Lorrain.

L’ancien moulin de Volksberg

En redescendant, entre Volksberg et Waldhambach, vous longerez un autre chemin forestier parsemé de jolis étangs. Le fleurissement sauvage très coloré et typique de ces zones humides. A cet endroit, se trouve l’ancien moulin de Volksberg. La bâtisse est joliment rénovée (privée mais admirable depuis le chemin).
Poursuivez votre route jusqu’au lieu-dit « Neumuehle » puis montez sur la commune de Waldhambach en la contournant pour reprendre le chemin balisé du Club Vosgien.  Le chemin forestier du Spessweg vous mènera d’une manière très agréable à celui du Buchwald jusque sur les hauts de Frohmuhl.

Le lavoir de Frohmuhl

Arrivé dans la commune de Frohmuhl, vous pourrez faire une halte agréable au lavoir, pour admirer sa construction et vous rafraîchir. L’eau de cette commune est un véritable atout pour les populations environnantes. 
Une fois la pause faite, dirigez vous vers l’étang du Donnenbach en roulant sur une voie macadamée tout à fait agréable à parcourir. Si vous pratiquez cet itinéraire en plein été, l’air rafraîchissant de la forêt sera un bonheur sur cette portion du parcours!

Etang du Donnenbach

En principe, l’itinéraire ne nécessite pas d’aller jusqu’à l’étang et sa maison de la Rivière. Toutefois, nous vous l’indiquons car cela ne représente aucun kilomètre supplémentaire et vous permet de découvrir un très bel endroit. 
L’étang du Donnenbach est depuis longtemps un lieu de réjouissances pour les habitants du secteur. Il accueille toujours aujourd’hui de nombreux promeneurs et sportifs. Si vous le souhaitez, vous pouvez aisément en faire le tour pour agrandir ce parcours.

Source de Moderfeld

Une fois avoir découvert l’étang du Donnenbach, empruntez le chemin forestier du petit Mittelberg pour rejoindre le lieu-dit Moderfeld et sa « source de la Moder ». Une fontaine (non potable), un banc et une vue très dégagée sur le massif des Vosges du Nord vous y attendent. 
Cette seconde pause faite, reprenez votre route, la D935 , jusqu’au carrefour puis à gauche sur la D135 pour redescendre sur le village de Zittersheim et retrouver la place de l’église. La boucle est bouclée 🙂 
Si vous êtes amenés à parcourir cet itinéraire, venez nous raconter comment vous l’avez trouvé!

Points d’intérêt

 Champs de Volksberg, point de vue – LUn paysage très dégagé par temps clair, sur le massif des Vosges du Nord et le plateau lorrain
L’ancien Moulin de Volksberg – Une ancienne bâtisse, aujourd’hui privée, isolée au milieu de la forêt et pourtant très bien rénovée! A admirer depuis le chemin forestier.
Le lavoir de Frohmuhl – Un espace de rafraîchissement bien entretenu et très agréable dans un petit village accueillant!
Etang du Donnenbach – Espace nature, plébiscité par les promeneurs et les sportifs. Venez découvrir cette belle étendue d’eau, sa maison de la Rivière et ses chats comme comité d’accueil 🙂
Source de la Moder – Au lieu-dit Moderfeld: une source jaillissant d’une fontaine (non potable), un banc et un paysage sur le vallonnement des Vosges du Nord assez impressionnant! C’est à voir!

CONSEILS PRATIQUES

Équipement recommandé : Chaussures de randonnée robustes, vêtements adaptés aux changements météorologiques, chapeau, et suffisamment d’eau. 

Sécurité : Restez sur les sentiers balisés pour éviter de vous perdre et respectez la nature en ne laissant aucune trace de votre passage. 

Meilleur moment : Le printemps et l’automne offrent les conditions météorologiques les plus agréables et les paysages les plus pittoresques. 

Respect des sites historiques : Il est important de ne pas grimper sur les structures ou de les endommager de quelque manière que ce soit. 

Disclaimer: Les itinéraires et informations présentés dans cet article sont basés sur les données des cartes IGN ainsi que sur nos propres expériences réalisées lors de nos balades. Bien que nous nous efforcions de fournir des informations précises et à jour, les conditions des sentiers, la météo et le paysage peuvent varier et influencer la réalité du terrain. En conséquence, toutes les informations fournies ici sont à titre indicatif et doivent être utilisées comme un guide général. Nous encourageons tous les randonneurs et cyclotouristes à préparer soigneusement leurs excursions, à vérifier les conditions locales avant de partir et à toujours parcourir le territoire en respectant les normes de sécurité et de respect de l’environnement. 

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La Flore des Châteaux d’Alsace, dans les Vosges du Nord

Découvrez les plantes à fleurs présentes au sommet de nos châteaux d’Alsace!

Ah, la flore des châteaux d’Alsace, et des Vosges du Nord en particulier… Il y a longtemps que nous voulions en parler. Car en tant que grands amateurs de châteaux, de belles ruines médiévales défensives, nous faisons régulièrement des balades aux alentours de chez nous, dans le Parc mais aussi un plus loin. Déjà dans ce périmètre, nous avons l’immense chance de trouver de nombreux sites conservés, pour la plupart mis en valeur par un panneautage informatif et bien entretenus et sécurisés.
Ces châteaux sont majoritairement dressés sur d’énormes roches de grès, leur assurant une pérennité et une grande stabilité dans le temps. Cette disposition sur un élément naturel, ainsi que leur hauteur (au sommet des « bergs »), leur confère un statut de choix pour les petites graines de plantes semées par le vent ou apportées par les oiseaux… ou par nos chaussures de marcheurs! Dans cet article, nous vous avons préparé une petite liste non exhaustive des plantes déjà observées sur les pierres des châteaux, principalement aux points les plus hauts. D’ailleurs, si vous recherchez une idée « Vieilles Pierres » pour votre balade de ce weekend, vous pouvez consulter notre rubrique dédiée sur le Patrimoine ici.

Un petit rappel salutaire avant d’explorer ce sujet…

En raison de la fragilité de ces sites et de leur importante fréquentation, rappelons qu’il convient d’avoir une démarche respectueuse de l’environnement, lorsqu’à votre tour, vous viendrez fouler de vos pieds curieux ces grands édifices conquis par la Nature. Ne cueillez pas les végétaux, ne les écrasez pas. Certains sont mellifères et nourrissent une variété d’insectes durant toute la saison.
Notre côté artiste vous présente maintenant et par couleurs, notre petit recenscement de flore castrale! La photo à la une représente l’entrée du Falkenstein, à Philippsbourg en Moselle, limitrophe de l’Alsace mais dans le Parc naturel régional des Vosges du Nord.

LES BLEUES

La Vipérine

La vipérine est facilement reconnaissable à ses longs épis floraux qui attirent abondamment les abeilles et les papillons. Cette plante est souvent vue dans les milieux secs et ensoleillés, ce qui en fait une habitante typique des environnements exposés comme les crêtes des murs de château. Ses fleurs, d’un bleu ou d’un violet vibrant, ajoutent de la couleur tout en fournissant une source importante de nectar.

Le Campanule

Le campanule, avec ses fleurs en forme de cloche, est une vision commune sur et autour des murs de châteaux anciens. Cette plante préfère les fissures dans les structures en pierre, où peu de terre est nécessaire pour sa croissance. Les fleurs varient du bleu profond au violet clair et fleurissent tout l’été, offrant un spectacle coloré contre le grès des fortifications.

LES ROSES

Le Thym

Le thym est une autre plante adaptée aux terrains arides et rocheux des châteaux. Cette herbe aromatique, avec ses petites feuilles persistantes, fleurit en petits bouquets roses ou violets au printemps et en début d’été. Il est non seulement apprécié pour ses qualités culinaires mais aussi pour ses propriétés attractives pour les pollinisateurs.

Le Trèfle

Le trèfle est commun dans les prairies mais trouve aussi sa place dans les terrains moins cultivés des châteaux. Cette plante est reconnaissable à ses feuilles en forme de cœur et à ses petites fleurs roses ou blanches groupées en pompons. Il est particulièrement apprécié pour sa capacité à fixer l’azote, enrichissant ainsi le sol où il pousse.

LES JAUNES

L’Orpin

L’orpin, souvent rencontré dans les environnements rocailleux comme ceux des châteaux, est une plante succulente qui excelle dans la rétention d’eau. Cette capacité lui permet de survivre dans des conditions arides, typiques des hautes murailles pierreuses. Les fleurs, généralement de couleur jaune ou rose, apparaissent en grappes denses durant l’été et attirent une variété d’insectes pollinisateurs.

La Linaire

La linaire, avec ses fleurs ressemblant à de petites trompettes, est typique des lieux secs et ensoleillés. Ses fleurs, souvent d’un jaune vif, sont visibles tout au long de l’été et attirent de nombreux insectes pollinisateurs. Elle est fréquemment trouvée le long des murs et des chemins des châteaux, ajoutant une touche de couleur lumineuse.

LES VIOLETTES

La Mauve

La Mauve se distingue par ses séduisantes fleurs pourpres qui ornent les murs des châteaux d’Alsace. Proliférant dans les fissures des pierres, elle fleurit abondamment de l’été à l’automne, offrant nourriture et abri aux insectes pollinisateurs. Ses feuilles arrondies et ses fleurs au cœur plus foncé ajoutent une touche de couleur douce aux paysages  minéraux des ruines médiévales.

L’Erodium

L’érodium, ou bec-de-grue, se distingue par ses feuilles en rosette et ses fleurs délicates souvent de couleur rose ou pourpre. Adapté aux sites caillouteux et secs, il prospère dans les interstices des murs de pierre, où il peut souvent passer inaperçu jusqu’à ce que ses fleurs distinctives émergent au printemps.

LES BLANCHES & LES NOIRES

Le Seseli

Le Seseli est une plante vivace qui se distingue par ses ombelles de fleurs blanches ou légèrement rosées, regroupées en formes denses et sphériques. Typique des milieux secs et calcaires, elle s’épanouit dans les fissures et les creux des murs en pierre des châteaux, où elle bénéficie de plein soleil. Florissant de l’été à l’automne, le Seseli attire une variété d’insectes pollinisateurs grâce à ses fleurs parfumées. Sa présence est souvent un indicateur de sols bien drainés et de conditions sèches, typiques des environnements rocheux ou des vieux murs en pierre.

Le Genêt à balais

Le genêt à balai, reconnaissable à ses éclatantes fleurs jaunes (pas les grains oranges sur la photo), est fréquemment aperçu sur les pentes et les terrains ouverts entourant les châteaux d’Alsace. Ce buisson robuste et vivace trouve souvent un habitat idéal dans les terrains pauvres et bien drainés typiques des hauteurs où ces châteaux sont érigés. Au printemps, le genêt à balai anime les paysages historiques de touches de jaune lumineux, contrastant vivement avec les pierres anciennes des fortifications. Sa présence non seulement embellit les ruines médiévales mais joue aussi un rôle écologique crucial en stabilisant le sol et en fournissant un abri pour la faune locale.

Sans tarder, que pensez vous de prendre un moment pour les dessiner? Une simple feuille et un stylo Bic peuvent déjà suffire à passer un très bon moment en leur compagnie!

En conclusion, nous ajouterons seulement qu’en un bref article, l’idée était de vous présenter quelques plantes à fleur, facilement trouvables sur les rocailles des châteaux d’Alsace et particulièrement ceux des Vosges du Nord. Les photos prises pour cet article ont eu lieu l’été. Nulle doute qu’à l’automne ainsi qu’un printemps prochain, nous pourrons enrichir cette page de nouvelles espèce et compléter la galerie.
Nous vous invitions également chaleureusement à grimper les sentiers balisés du Club Vosgien pour observer et dessiner ces discrètes plantes qui font pourtant le charme des ruines médiévales! Si vous souhaitez également en savoir plus sur ces paysages, et organiser votre prochain voyage, nous vous recommandons de visiter le site internet du Parc naturel régional des Vosges du Nord. C’est une ressource qui propose des sections dédiées à la faune et la flore de la région, offrant une source d’information précieuse sur les espèces végétales que l’on peut trouver autour et dans les châteaux historiques du parc.

Disclaimer: Nous ne sommes pas biologistes, ni même herboristes. Aussi quelques erreurs ou approximations peuvent se glisser dans cet article. Sentez-vous libre de le compléter en apportant vos corrections en commentaire, et si le coeur vous en dit, contribuez en nous envoyant d’autres noms et photos d’espèces de plantes attestées comme présentes sur les châteaux d’Alsace, nous les publierons en vous créditant. Merci!

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